Categories
ethiopia personals connexion

Cas de conscience. Le conge pour des copains « aidants » est entre en vigueur jeudi 1er octobre.

Cas de conscience. Le conge pour des copains « aidants » est entre en vigueur jeudi 1er octobre.

Il s’adresse a toutes les 11 millions de Francais qui aident regulierement, voire quotidiennement, un proche en perte d’autonomie. Lorsque ceci touche le conjoint, la situation pose des problemes bien particuliers.

Jusqu’ou m’occuper seul(e) de mon conjoint malade ?

« Il faut avancer au fur et a mesure d’la degradation de l’etat de sante. »

Faux Amis Afin de La Croix L’Hebdo

Il va i?tre rare de se lever votre matin en se disant : « j’habite en situation d’aidant. » Pourtant, pres de 11 millions de personnes seront dans votre situation aujourd’hui en France. « On parle d’aidant a partir du moment ou l’aide apportee est reguliere, voire quotidienne, envers un proche en perte d’autonomie du fait de le age, d’une maladie chronique ou degenerative, d’un handicap ou d’un accident », explique Olivier Morice, delegue general du collectif Je t’Aide.

On te prend d’ordinaire conscience de ce role progressivement, lorsque l’articulation entre les plusieurs spheres de la vie est mise a en gali?re et que la perte d’autonomie du proche grandit. J’ai charge s’avere aussi plus lourde.

Comment preserver l’amour ?

Quand cela pointe le conjoint, ceci peut devenir votre combat quotidien de rester avant toute chose le partenaire de life, Afin de ne point oublier l’individu derriere le malade. Comment ne pas affirmer et agir a l’espace de l’autre ? Comment oser reclamer l’aide d’un tiers, sans se sentir en echec ? Comment preserver l’amour ? Peut-on garder la liberte de dire non, ou stop ?

L’engagement de l’aidant i  l’interieur d’un couple, souvent percu comme naturel et valorisant, engendre des situations de fragilite peu reconnues. L’article 212 du code civil mentionne que « nos epoux se doivent mutuellement respect, fidelite, secours, assistance », mais jusqu’ou ? « L’aidant va se “sentir oblige”, affirmer que c’est “normal”, mais etre aidant n’est nullement organique. On devient aidant via affection, via morale, par obligation… Dans notre societe, psychiquement et socialement, l’ambivalence reste totale », explique Julie Lorieau, psychologue clinicienne a toutes les Ressources Mutuelles Assistance.